Isabey Jean-Baptiste

Jean-Baptiste Isabey, né à Nancy le 11 avril 1767 et mort à Paris le 18 avril 1855, est un portraitiste et miniaturiste Français.

Avec l'Empire, voilà Isabey " Peintre dessinateur du Cabinet de Sa Majesté, des cérémonies et des relations extérieures. Ordonnateur des réjouissances publiques et des fêtes particulières aux Tuileries, Dessinateur du Sceau des Titres, Premier Peintre de la chambre de l'Impératrice pour les présents " ; d'où ses dessins pour les blasons de la nouvelle noblesse, pour l'ordre de la Légion d'honneur, ses miniatures de l'Empereur ou de l'Impératrice ornant maintes tabatières, ses effigies des familiers de la Cour et surtout, en collaboration avec Fontaine et Percier, l'exécution du monumental Livre du sacre de S. M. l'Empereur .

Décorateur en chef des Théâtres impériaux, attaché à la Manufacture de Sèvres pour la Table des maréchaux  ou le Secrétaire de la famille impériale, Isabey craignait de tomber en disgrâce après le divorce; mais, inaugurant pour elle la série fameuse de ses " portraits en voiles ", il fut nommé professeur de la nouvelle Impératrice et reçut la commande de deux grandes miniatures représentant l'Empereur et l'Impératrice en costume de mariage ainsi que d'un collier groupant pour Marie-Louise les visages des membres de sa famille. C'est encore à lui que revint d'exécuter pour l'empereur d'Autriche le premier portrait du Roi de Rome .

Désemparé par la chute de l'Empire, Isabey est cependant chargé, grâce à Talleyrand, de commémorer le Congrès de Vienne et peut, pendant les Cent-Jours, apporter à Napoléon un dernier et touchant souvenir, Marie-Louise et son fils . Malgré un portrait de Louis XVIII et le titre de peintre du cabinet de Charles X, il voit sa popularité décroître. Il est oublié sous Louis-Philippe, qui lui accorde une maigre pension, et, ultime consolation, Napoléon III lui confère le grade de commandeur de la Légion d'honneur.

Isabey était chargé, plus particulièrement, des dessins et peintures des lettres patentes expédiés, qui comportaient des timbres et lambrequins. A partir d'avril 1808, malgré qu'Isabey conserve le titre de dessinateur du Sceau des Titres, un autre dessinateur fut chargé des dessins. (un dénommé Malaine apparaît dans les paiements du conseil).