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Sous le premier Empire, les personnes titrées ne jouissaient pas de privilège et les titres n'étaient plus qu'une distinction. Les titres étaient personnels, c'est-à-dire attachés à la personne et à sa descendance, mais pour les rendre héréditaires, il fallait constituer un majorat avec des revenus assurés aux éventuels héritiers
On retrouve: les Princes, les Ducs, les Comtes, les Barons et les Chevaliers. Les titres de marquis et vicomtes n'ont pas été retenus:
Napoléon : Vous m'approuvez, tant mieux; ce plan est le meilleur, oui, j'établirai des titres, mais choisis, ceux de prince, de duc, de comte, de baron.
Cambacérès : Votre Majesté oublie ou néglige les marquis et les vicomtes.
Napoléon : C'est avec intention que je les laisse à l'écart. Les vicomtes ne devraient exister que comme les remplaçants des comtes envoyés dans les provinces pour y rendre la justice et administrer les districts séparés; or, attendu que mes comtes ne seront qu'une distinction, les vicomtes deviennent inutiles. Quant aux marquis, depuis Molière, on les ridiculise tant sur tous les théâtres, qu'on en était venu à mépriser cette qualification. Appliquée à mes parvenus, elle ferait dire trop souvent Saute, marquis; je la laisse donc à l'écart; et quand tous mes quatorze cents solliciteurs seront devenus des princes, des ducs, des barons, alors je remettrai en lumière mes trente marquisats impériaux, et ils deviendront la récompense de quelque grand dévouement.
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